Empreintes – Enveloppes

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Empreintes – Enveloppes 2017-08-19T12:20:59+00:00

Empreintes-Enveloppes

Le passage

Danse avec Magritte

Pirouette

Paysages

Quiétude

Empreintes – Enveloppes

Est une série en trois parties complémentaires qui nous emmène dans la fugacité de la vie et sa vulnérabilité. Le corps de la femme est ma source d’inspiration pour exprimer l’éphémère avec toute la fragilité que représente naître au monde, d’être au monde. Ici, je questionne les traces que laisse durant sa vie l’être humain et l’importance de celles-ci dans notre conscience. C’est la relation intime du passé et du présent, l’un n’existant pas sans l’autre. Le présent est l’instant durant lequel se crée le passé sur lequel on s’appuie au présent. Ce moteur est la source même de la vie. Vie qui laisse des traces, des empreintes, des sédiments. Utiliser le lin, le plâtre et des châssis en bois, matières naturelles à forte valeur symbolique et, ce qui ne gâche rien, à faible impacte environnemental, est un choix pour aller vers une oeuvre totale. Je me situe volontairement dans la prolongation du cubisme, donnant à voir plusieurs facettes d’un sujet en même temps.

 

 

 

           Le corps apparaît, disparaît, resurgit dans un mouvement suggéré ; on pense au corps bleu d’Arman par Yves Klein, qui s’extirpe de la toile un peu fantomatique. Le jeu du mouvement imperceptible, laisse dans notre mémoire une trace claire, juste ce que notre mémoire à enregistré, une facette du monde, une vision du monde, non le monde dans sa totalité, ce qui nous tient éveillé, ce qu’on perçoit avec nos limites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Notre regard imagine et prolonge le mouvement laissé dans l’espace par les pas d’une danseuse. Il nous emporte dans la légèreté, la prouesse d’équilibre si délicat et vulnérable. La danse est figurée, comme Magritte avec ses chaussures qui font l’homme, par le symbole fort du chausson rose qui indiscutablement signifie la danse classique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le corps a laissé une empreinte archéologique sur la toile de lin, un paysage apparaît en relief. La trace devient minérale, telles les montagnes du grand Canyon, l’eau semble avoir coulé, l’érosion a fait son oeuvre.

 

 

Empreintes – Enveloppes est aussi une première oeuvre vivante, prolongement immédiat de la troisième partie. Par nature éphémère, comme la vie elle même, en lien à la fois avec la thématique mais aussi les matériaux utilisés pour sa réalisation : Le corps, la terre, le plâtre, et l’habit (en coton cette fois) Apparition donne à voir une femme s’extirpant de la terre, brisant une coque de plâtre tel un être nouveau né de sa coquille…