Empreintes – Enveloppes

Est une nouvelle série en trois parties complémentaires qui nous emmène dans la fugacité de la vie et sa vulnérabilité. Le corps de la femme est ma source d’inspiration pour exprimer l’éphémère avec toute la fragilité que représente naître au monde, d’être au monde.

Ici, je questionne les traces que laisse durant sa vie l’être humain et l’importance de celles-ci dans notre conscience. C’est la relation intime du passé et du présent, l’un n’existant pas sans l’autre. Le présent est l’instant durant lequel se crée le passé sur lequel on s’appuie au présent. Ce moteur est la source même de la vie. Vie qui laisse des traces, des empreintes, des sédiments. Utiliser le lin, le plâtre et des châssis en bois, matières naturelles à forte valeur symbolique et, ce qui ne gâche rien, à faible impacte environnemental, est un choix pour aller vers une œuvre totale.

Je me situe volontairement dans la prolongation du cubisme, donnant à voir plusieurs facettes d’un sujet en même temps.

Première Partie : Le corps apparaît, disparaît, resurgit dans un mouvement suggéré ; on pense au corps bleu d’Arman par Yves Klein, qui s’extirpe de la toile un peu fantomatique. Le jeu du mouvement imperceptible, laisse dans notre mémoire une trace claire, juste ce que notre mémoire à enregistré, une facette du monde, une vision du monde, non le monde dans sa totalité, ce qui nous tient éveillé, ce qu’on perçoit avec nos limites.

Deuxième partie : Le corps a laissé une empreinte archéologique sur la toile de lin, un paysage apparaît en relief. La trace devient minérale, telles les montagnes du grand Canyon, l’eau semble avoir coulé, l’érosion a fait son œuvre.

Troisième Partie : Notre regard imagine et prolonge le mouvement laissé dans l’espace par les pas d’une danseuse. Il nous emporte dans la légèreté, la prouesse d’équilibre si délicat et vulnérable. La danse est figurée, comme Magritte avec ses chaussures qui font l’homme, par le symbole fort du chausson rose qui indiscutablement signifie la danse classique.

Empreintes – Enveloppes est aussi une première œuvre vivante, prolongement immédiat de la troisième partie. Par nature éphémère, comme la vie elle même, en lien à la fois avec la thématique mais aussi les matériaux utilisés pour sa réalisation : Le corps, la terre, le plâtre, et l’habit (en coton cette fois) Apparition donne à voir une femme s’extirpant de la terre, brisant une coque de plâtre tel un être nouveau né de sa coquille…

Stamps – Envelopes

Is a new series of three complementary parts which takes us to the transience of life and vulnerability. The body of the woman is my inspiration to express the ephemeral with the fragility that is born in the world, being in the world.

Here, I question the traces left in his life the human being and the importance of these in our consciousness. It is the intimate relationship of the past and present, one can not exist without the other. This is the moment in which the past is created on which we rely in the present. This engine is the very source of life. Life leaves traces, imprints, sediments. Use flax, plaster and wood frame, natural materials and high symbolic value, which does not spoil anything, low environmental impact, is a choice to go to full work.

I deliberately located in the extension of Cubism, giving see several facets of a subject simultaneously.

Part One: The body appears, disappears, reappears in a proposed motion; one thinks of the blue body of Arman by Yves Klein, which oozes out of the canvas a little ghostly. The game of imperceptible movement, left in our memories a clear trace, just what we saved in memory, a facet of the world, a vision of the world, not the world as a whole, what keeps us awake, what is perceived with our limits.

Part two: The body left a mark on the archaeological linen, a landscape appears in relief. The trace mineral is such mountains of the Grand Canyon, the water appears to have flowed, erosion has done its work.

Part Three: Our gaze imagines and extends the movement in the space left by the steps of a dancer. He takes us on lightness, balance prowess so delicate and vulnerable. The dance is represented as Magritte with his shoes that make the man, by the strong symbol of pink ballet shoes which unquestionably means classical dance.

Stamps – Envelopes is also a first live performance, immediate extension of the third part. For ephemeral nature, like life itself, in connection with both the theme but also the materials used for its production: The body, earth, plaster, and the dress (cotton this time) gives to see « Apparition », a woman extricates from the ground, breaking a plaster shell like a new born of his shell …

Trois premières vidéo L’Empreinte, Le Passage et Le Mouvement, complètent le travail par les angles particuliers de ce médium. Le jeu du temps, le travail de l’image, le rapport au son. La vidéo rend le temps plus ou moins élastique, tel que le temps apparaît à notre conscience. Elle impose le rythme comme peu le faire un événement dans notre vie et offre la possibilité de revivre ce temps.

The first three video Stamps, The Path and The Movement, complement the work by the unique angles of this medium. The game time, the work on images, the relation to sound. The video makes the time more or less elastic, as time appears to our consciousness. It sets the pace as few do an event in our lives and provides the opportunity to relive that time.